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Infographie – Tendances clés dans les services d’open banking

By Katerina Mansour - 26 août 2021

La Directive européenne sur les services de paiement (DSP 2) entrée en vigueur en janvier 2018 a entraîné des changements importants tant au niveau national qu’international. Aujourd’hui, la plupart des pays du monde ont mis en place des services d’open banking, sans doute encouragés et popularisés par la directive européenne de 2018.

Dans cette infographie, nous examinons certaines des principales tendances actuelles de ce secteur. Remplissez le formulaire ci-dessous pour télécharger le fichier en HD :

Qu’est-ce que l’open banking ?

L’open banking désigne essentiellement la pratique consistant à donner aux prestataires de services financiers tiers un accès aux données financières des consommateurs. Ces prestataires peuvent ainsi fournir aux banques ou aux client finaux de nouveaux services par le biais d’API ouvertes. Bien entendu, l’autorisation du titulaire du compte bancaire est toujours requise. L’idée est qu’en accédant à ces données financières, les prestataires peuvent aider les banques à fournir à leurs clients des solutions et des outils innovants qui améliorent leur expérience. Ces entreprises tierces sont généralement des startups spécialisées dans la technologie, les services financiers ou les deux (fintech).

Quels sont les avantages ?

L’open banking peut offrir aux utilisateurs finaux un éventail de services pour améliorer leur expérience bancaire. Ces services peuvent rendre l’expérience plus pratique : méthodes de paiement plus faciles, gestion simplifiée de plusieurs comptes bancaires, etc. La personnalisation est une autre possibilité : services personnalisés en fonction de l’âge, du style de vie, des objectifs, etc. L’open banking peut également aider à améliorer la prise de décision et la gestion financière :

  • applications mobiles pour mieux gérer ses dépenses,
  • augmenter son épargne,
  • investir de manière responsable, etc.

Quelles sont les tendances que nous observons aujourd’hui ?

Si la DSP 2 est une réglementation européenne, de nombreux autres pays ont mis en place des politiques similaires (par exemple, les principes du CFPB aux États-Unis). Les taux d’adoption ont augmenté, aussi bien du côté des consommateurs que de celui des institutions financières.

Juniper Research estime que 24,7 millions de personnes dans le monde utilisaient des services d’open banking en 2020. D’ici 2024, ce nombre devrait passer à 132 millions. En 2020, rien qu’au Royaume-Uni, on comptait 4 millions de paiements open banking. Le pays est un leader dans ce secteur grâce à des taux d’adoption élevés et à un grand nombre de solutions disponibles. Plusieurs étoiles montantes de l’open banking sont originaires du Royaume-Uni, comme Yapily et TrueLayer.

Les banques commencent à reconnaître les avantages de l’open banking et les taux d’adoption sont prometteurs. Selon Accenture, 90 % des banquiers pensent que l’open banking stimulera leur croissance organique de 10 %. Les banques commencent à reconnaître la valeur que les entreprises tierces peuvent apporter. En effet, 89 % des institutions financières mondiales interrogées considèrent la collaboration comme un facteur de réussite dans leur activité.

Quel est l’impact de la crise de covid-19?

La pandémie de coronavirus a accéléré le processus de digitalisation de nombreux secteurs, dont celui de la banque. L’augmentation rapide de la demande d’outils pour gérer ses finances à distance a contribué à la croissance de l’open banking dans le monde. Au Royaume-Uni, des enquêtes montrent que 50 % des PME ont commencé à utiliser des services d’open banking depuis le début de la pandémie. 90 % d’entre elles déclarent que ce choix est une conséquence directe de la crise sanitaire.

Quels sont les défis à relever ?

L’open banking montre des signes de croissance prometteurs, mais des défis subsistent. Selon une enquête d’ING International, seuls 30 % des consommateurs européens se sentent à l’aise avec le fait que les entreprises partagent leurs données, même s’ils ont donné leur consentement. Dans l’ensemble, la recherche montre des disparités entre ce que les consommateurs disent vouloir et ce qu’ils sont prêts à faire pour l’obtenir. Une enquête d’Ipsos a montré que 75 % des individus aimeraient avoir accès à des données sur la façon dont ils dépensent leur argent, mais que seuls 40 % d’entre eux sont prêts à fournir des informations pour y parvenir.

Le partage des données personnelles reste un obstacle important aux avancées technologiques et à l’innovation dans de nombreux secteurs. L’avenir et la croissance de l’open banking dépendent principalement de l’adoption des acteurs concernés. Les consommateurs doivent être prêts à partager leurs données et les banques doivent accepter de prendre part à cette nouvelle forme de collaboration numérique avec des tiers.

Traduit de l’anglais par Margaux Cervatius

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