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3 stratégies pour des bureaux zéro déchets

By Early Metrics Team - 27 juillet 2022

La récente crise du Covid-19, le dernier rapport du GIEC ou encore les régulations de la loi AGEC sont autant d’évènements qui participent à la prise de conscience environnementale des consommateurs. Suite à la pandémie, 73 % des consommateurs déclarent vouloir consommer de manière plus responsable. Si les consommateurs prennent conscience des enjeux dans l’enceinte de leur maison, il est important également de prendre conscience de l’impact sur son lieu de travail. Ceci nous amène donc à l’émergence des stratégies zéro déchets en entreprise.

Selon l’Ademe, chaque salarié de bureau produit en moyenne entre 120 et 140 kilos de déchets par an sur son lieu de travail. Par ailleurs, 83 % des salariés déclarent que la gestion des déchets dans leur bureau n’est pas optimale. C’est également le cas au Royaume-Uni, où 84 % des salariés disent que leur entreprise n’en fait pas assez pour lutter contre le changement climatique. Dans cet article, nous présentons trois offres proposées par des startups pour accompagner les sociétés dans leur stratégie « zéro déchets en entreprise ». 

Des fournitures et du mobilier de bureaux éco-responsables

Mobilier de bureau reconditionné Bluedigo
Source : Bluedigo

L’une des tendances fortes ces dernières années vise à aménager des espaces de travail éco-responsables. En France, 250 000 tonnes de mobilier de bureau sont jetées chaque année. Ce chiffre est d’autant plus inquiétant dans d’autres pays comme les États-Unis, où il s’élevait déjà à 8 500 000 tonnes par an en 2017. Pour lutter contre ces déchets, certaines startups comme Bluedigo, Fairspace ou Scop3 favorisent l’utilisation de mobilier de bureaux « Made in France » et de seconde main.

Les meubles d’occasion proposés par la startup Bluedigo sont récupérés lors de déménagement d’entreprises et les meubles neufs proviennent de sociétés de l’économie circulaire proposant des articles fabriqués à partir de matières recyclées. Ces solutions permettent aux entreprises de réduire les déchets mais aussi d’économiser sur les dépenses d’aménagement. Un meuble de bureau en réemploi est en moyenne 40% à 50% moins cher qu’un meuble neuf. Une grande partie des startups sur ce secteur viendront également récupérer les meubles d’une entreprise quand elle voudra les changer ou bien les réparer pour elle si besoin. Ainsi, elle réduira considérablement le gaspillage lié à l’aménagement de ses locaux.

Le réemploi et le recyclage lors des déjeuners

Le déjeuner en entreprise est certainement le moment où les employés consomment le plus d’emballages. Ce phénomène est renforcé notamment par l’essor de la vente à emporter. Chaque année, ces repas génèrent environ 183 000 tonnes d’emballages en France. Par ailleurs, une étude a montré que 44 % des plastiques qui polluent nos océans proviennent des repas à emporter. Pour adopter une stratégie zéro déchets, il convient donc aux entreprises d’aborder ce problème.

GreenGo Consigne
Source : GreenGo

Certaines startups telles que Greengo, BoxEaty ou encore Pyxo qui a récemment levé 7 M€ se sont données pour mission de moderniser le système de consigne, jusqu’ici oublié. Pour ce faire, la startup GreenGo installe dans des cantines d’entreprises, restaurants et grandes surfaces des collecteurs dans lesquels les clients peuvent rendre le contenant. Concrètement, l’utilisateur choisit un plat dans un contenant qui est consigné. Ce contenant sera tracé via un QR code ou une puce RFID. Le consommateur paie la consigne incluse dans le prix de son repas. Une fois le produit consommé, il dépose les emballages dans le collecteur GreenGo de son choix. Il se voit immédiatement crédité du même montant sur l’application mobile ou sur un bon d’achat.

La mobilité durable pour les déplacements

La mobilité durable est très souvent prise en compte dans la mise en place d’une stratégie zéro déchets en entreprise. Selon l’Insee, en 2017, 74 % des actifs utilisaient encore la voiture pour se rendre à leur travail. Ce chiffre représentait 60 % pour les trajets de moins de 5km. Cependant, la crise du Covid-19 et les différents épisodes de grève ont remis le vélo au goût du jour. Selon une étude Union Sport et Cycle, 1 français sur 5 en 2019 utilisait le vélo pour les trajets domiciles-travail. En 2021, l’industrie du vélo a connu un véritable boom avec une hausse de 25 % du chiffre d’affaires du secteur, dépassant ainsi les 3 milliards d’euros. Cette tendance n’a pas été exclusive à la France. En effet, en 2020 l’union européenne a vu les ventes de vélos augmenter de 20 %.

Les startups l’ont bien compris : on observe une émergence des offres de vélos en entreprises avec des startups comme Zenride, Beetogreen, Bike2m, Tutut ou encore Azfalte. Par ailleurs, la mise en place du forfait mobilité durable en France incite les entreprises à proposer des solutions alternatives douces pour les déplacements de leurs collaborateurs. Ils peuvent ainsi favoriser leur bien-être et mettre en place une démarche RSE forte.

Parmi ces offres on retrouve notamment les vélos de fonctions. Ces derniers prennent plus ou moins la même forme que celle des voitures de fonction. Le vélo de fonction est donné à un salarié qui l’utilise comme il le souhaite. L’entreprise finance une partie de la location (de 50% à 100 %). L’employé, quant à lui, peut le racheter pour une faible valeur résiduelle au bout de quelques années. En France, la location de vélo permet à l’entreprise de bénéficier de 25 % de réduction fiscale. Une solution à la fois écologique, économique et motivante pour les salariés. 

La sensibilisation des employés reste clé

En plus de ces solutions, il est essentiel de sensibiliser les collaborateurs aux bonnes pratiques. Cela pourra se faire grâce à une communication interne régulière et bienveillante. Les entreprises peuvent notamment mettre en place des signalétiques pour rappeler les bons gestes. Ils peuvent également instaurer des systèmes de mesure et de suivi des progrès réalisés. Sans ces efforts de sensibilisation et de suivi, une stratégie zéro déchets pourtant prometteuse pourrait vite passer aux oubliettes.

Par Coline Broutin, Analyste chez Early Metrics

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